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Amoureusement vôtre

Malgré la pub à tout va des sites de rencontres via internet, il y a de plus en plus de célibataires en France ; Colette Neveu a décidé d’ouvrir une agence matrimoniale sur Saint-Brévin. Rencontre.

Les intermittents de l’amour

Colette Neveu
Colette Neveu

Les derniers chiffres provisoires de l’Insee donnent 42,1% d’hommes et 35,1% de femmes célibataires. Un statut parfois fil à la patte qui ne correspond pas forcément à cet état de fait.
Outre les milliers de familles mono parentales, les divorcés et ceux qui vivent encore chez leurs parents, le chiffre atteindrait les 13 à 15 millions de personnes, si l’on rajoute les veufs, les veuves et les « mal mariés » qui ont baissé les bras. Les statistiques françaises sont près des taux européens ; environ 20% de ceux que vous croisez dans la rue, à la terrasse d’un café, dans un bus ou à la boulangerie vivraient véritablement seuls.
L’on comprend mieux l’intérêt du créneau. Certes, il ne faut pas généraliser et dramatiser à tout va. Même, s’il y a dix ans, l’on estimait que les 40 % célibataires le seraient depuis plus de trois ans, bon nombre utilisent cette forme de vie volontairement. Ce sont aussi des déçus par des expériences passées ou toujours dans l’attente idéaliste de sa moitié d’orange. Selon une autre enquête ; 40% des célibataires seraient heureux de leur sort.

Le grand désespoir de la solitude

Colette Neveu nous reçoit à son domicile. À pourquoi monter une agence (Approche Cœur) ? Elle répond sans détour. « Je suis dans le relationnel depuis le début des années 90, astrologie, cartomancie, j’ai tenu une librairie ésotérique à Saint-Nazaire.  Durant toutes ces années, j’ai pu voir le parcours de vie de ma clientèle et ce grand désespoir qu’est la solitude ».

Baptisée « Elia » par ses client(e)s (e), Colette Neveu se qualifie ainsi : « J’ai toujours été une sorte de marieuse de l’âme en quelque sorte. Dès mon plus jeune âge, j’aimais bien faire se rencontrer des gens, parfois, juste pour de l’amitié, pour casser la monotonie ».

C’est donc après une inscription gratuite que Colette Neveu va faire connaissance avec les prétendants au bonheur : « C’est une sorte d’étude personnalisée de proximité, l’on se parle et je cherche à connaître les envies et les goûts de la personne et bien sûr ce qu’elle recherche ».

Le moment est important, puisqu’il permet ensuite d’entrer dans un fichier le profil du demandeur. « Avec cette base de donnée concrète », insiste Colette Neveu, « Et pas virtuelle, je veux mettre en relation les personnes qui pourraient se convenir ».
Il y a parfois une période d’attente : « Je ne présente pas quelqu’un, si je n’ai pas à mes yeux sa « correspondance ».

Les déçus du virtuel

Virtuel, le mot est prononcé, la gérante d’Approche Cœur est très remontée : «Vous ne pouvez pas savoir le nombre de déçus des sites de rencontres. Je trouve que l’on abuse des gens ; il ne faut oublier que c’est du virtuel, les hommes ne sont pas libres, les photos sont parfois truquées ». Alors, à ceux qui s’y complaisent, le message est le suivant : « Qu’ils ne viennent surtout pas me voir ! ».

À l’agence, toutes les tranches d'âge sont représentées, des « jeunes » à partir de 30 ans, « Ils viennent chez moi, souvent à cause de la timidité, pour l’instant ; j’ai beaucoup de plus femmes que d’hommes et beaucoup de divorcés ».

Le contrat est facturé à partir de la première mise en relation, il dure un an, même s’il n'y a pas forcément une réussite à la clé. Pourtant, insiste Colette Neveu : « Je veux du sérieux et je tiens à cette réussite, j’ai aussi une écoute sur le retour des personnes mises en relation ». Une sorte de « débriefing » qui sert parfois à recadrer les choses.

Le nombre des agences matrimoniales est à la baisse ; faute aux sites de rencontres, à des « affaires » dans certaines agences aujourd’hui disparues et un prix parfois prohibitif. Colette Neveu ne veut pas donner de tarif par crainte de la concurrence, mais, vous serez surpris des conditions proposées. Et puis, c’est bien connu, quand on aime, on ne compte pas…
 

Le mariage ne semble plus une fin en soi

Le nombre de mariages est estimé à 241 000 en 2011. Il continue de baisser depuis le pic de l’an 2000 malgré quelques années de pause (2005, 2007 ou 2010). Désormais, pour contractualiser une union, les Français préfèrent de plus en plus les Pactes civils de solidarité (Pacs). En 2010, 251 000 mariages avaient été célébrés alors que plus de 195 000 pacs avaient été conclus par des partenaires de sexes différents. (Source Insee).

Pratique :
Tél : 02 28 53 95 51 ou 06 12 15 87 51
contact@approchecoeur.com

Auteur : JRC | 11/02/2012 | 1 commentaire
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Vos commentaires

#1 - Le 29 mars 2012 à 13h16 par hardy, 44580
bjr nous nous sommes rencontrer la semaine derniere j ai voulue aller sur votre site mise a part votre page il n y apparait rien d autres ????
sylvie
ps j ai quitter l entreprise de bourgneuf immo ce matin

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