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Conseil municipal : débattre avant de voter

Le dernier conseil brévinois a été consacré au débat d’orientations budgétaires, l’équipe de Yannick Haury poursuit sa ligne éditoriale devant une opposition plus de constat que porteuse de contre-propositions.

« Heureusement, nous avons investi avant la crise »

Dans cet exercice de présentation du futur budget qui sera voté fin février, la présentation d’avant débat est exposée par Éric Touret. Non dépourvu d’humour, l’adjoint aux finances débute par un : « Les gens veulent savoir à quelle sauce, ils vont être mangés », avant d’entamer un bilan des grands indicateurs nationaux et internationaux.
Évidemment, devant la dette de l’État français, le déficit public, le gel des dotations et le taux de chômage pour un taux de croissance de 1,7 %, acquis au troisième trimestre 2011.Les élus brévinois, comme dans les autres communes françaises, ont parfois des sueurs froides et relativisent.
L’on respire un tout petit peu avec les dotations de péréquation qui restent garanties à 90% pour 2012, mais, cela va se dégrader les années suivantes, ce qui fera dire au conseiller général maire de Saint-Brevin, Yannick Haury : « On a bien fait d’investir avant, car aujourd’hui, cela n’est plus vraiment possible ».

Des équipements majeurs

Les grandes tendances du futur budget tiennent compte des paramètres évoqués ci dessus. Éric Touret précise : « Toutes les propositions sont financées par les recettes de l’exercice précédent » ; donc sans appel à l’emprunt, il reste des efforts à faire pour réduire les dépenses de la commune.
L’on note une augmentation de la masse salariale de plus 3,5 % et le maintien actuel des taux d’imposition. L’on table néanmoins sur une augmentation des bases de l’Etat de 2%, sur le maintien des droits de mutation, en espérant que la relance de l’immobilier se poursuive et sur les fameuses dotations de péréquation comme la DGF* ou le DSU*.
L’on croise aussi les doigts sur les recettes apportées par un casino brévinois en pleine forme (800 k€), une augmentation des produits et services de 2 % (location et utilisation d’équipements communaux) et l’on octroie une  augmentation des subventions aux associations de 1 à 2%.
Les investissements pour travaux sont de l’ordre de 2 760 000 euros, hors base nautique, déjà inscrite ; ils concernent un bâtiment de la DCAN*, la défense côtière, la rénovation du groupe scolaire, du poste de secours de l’océan (après la saison), des travaux dans les écoles et d’autres de voiries, ces derniers pour un budget de plus d’un million d’euros.
Yannick Haury rappelle : « Depuis le début de notre mandat, la dette de la ville a été réduite de 3 millions d’euros et les investissements dans des équipements majeurs (Comme le Cinéjade, 1150 00 entrées en 2011) ont été réalisés au bon moment ».
Le maire tient aussi à préciser l’effet boule de neige engendré : « Nos investissements ont généré de l’investissement privé, c’est-à-dire de la création d’emploi et du développement économique ». Ainsi, sont mis en avant le bowling, la structure de loisirs pour enfants, la future patinoire et la balnéo du Casino, en attendant le futur parc de sport en phase d’études.
 « C’est six millions d’euros d’investissements que nous allons réaliser et je le redis sans avoir retour à l’emprunt et sans augmentation des taux d’imposition ».

« Il faut siffler la fin de la récréation »

Comme il s’agit d’un débat réglementaire, il s’ouvre donc par la déclaration du groupe d’opposition PS avec son porte-parole  ÉricK Bouzidi  qui, avant d’entamer lance : « Pourquoi vous nous regardez en priorité, c’est un débat ouvert à tous ! ».
L’élu de gauche va évoquer dans un discours de politique générale, « l’état de la France », dénonçant également « les mesures annoncées par le gouvernement comme la hausse du gaz, le gel des salaires des fonctionnaires, une augmentation du Smic de 0,3% ou le passage de la TVA de 5,5 à 7% ».
Il faut donc « : Que nos concitoyens sifflent la fin de la récréation en mettant un terme à la politique ultra-libérale conduite par la droite depuis 5 ans ».
Sur un plan plus local, il dénonce : « Une gestion peu ambitieuse et l’endettement de la commune qui laisse peu de marges de manœuvres ». Il réclame des données chiffrées sur les données sociales de la commune et leurs évolutions (Par exemple, le nombre de familles aidées par le CCAS) afin d’avoir une vision plus globale de l’évolution de la commune, « Cela semble essentiel et pertinent dans le cadre de ce débat ».
ÉricK Bouzidi estime d’autre part : « Que la création de l’impôt intercommunal a été une façon déguisée d’augmenter l’imposition » ; il trouve aussi certaines augmentations minimalistes comme les subventions aux associations et dénonce le «pas d’emprunt».  « Compte tenu de la dette de la commune, c’est indispensable, de ce fait, nous ne réalisons que l’indispensable ». Il termine en s’interrogeant sur le plan de circulation, le PLU et sur l’agenda 21, concluant : « Nous restons sur notre faim, quant à la vision globale de la commune ». Et par cette phrase non sibylline «Alors suspens, on peut imaginer une multitude de projets à l’aube de 2012/2013, hasard certainement du calendrier ».

« Nous maîtrisons nos dépenses »

Toujours aussi à l’aise dans ses mocassins, Yannick Haury a donc réexpliqué la situation de la commune estimant avoir investi au bon moment, lorsque les taux étaient au plus bas, qu’elle possède désormais un patrimoine important et insiste : « Aujourd’hui, il serait impossible de le faire ».
Il se défend aussi sur les subventions aux associations estimant qu’elles profitent largement des structures mises à disposition et qu’il existe des enveloppes variables pour aider en cas de manifestations ponctuelles.
Yannick Haury rappelle aussi que la commune est surclassée en raison de son statut de station balnéaire et que « la dette par habitant et par an est de 120 euros. Enfin : « Nous maîtrisons nos dépenses, cela améliore notre capacité à l’emprunt, la CCSE * a permis de mutualiser plusieurs services ».  
« Nos actions visent à assurer un développement progressif et harmonieux de notre jolie commune ».

*DGF Dotation générale des finances
DSU Développement social urbain
DCAN Direction centrale de l’artillerie navale
CCSE Communauté de communes Sud Estuaire

 

Auteur : JRC | 27/01/2012 | 0 commentaire
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