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Expo : Arts plastiques

C’est la 42e exposition organisée par Brevi’art à la salle des Roches jusqu’au 5 août, rafraîchissant.

Une vingtaine de peintres et deux sculpteurs se partagent l’espace clair, proposant du très classique, sans excès avec parfois des traits de génie, le tout dominé par les nus de Georgeta Cordier.
 

Du nu en volume

Cette artiste d’origine roumaine après avoir vécu 10 ans aux USA est installée depuis deux décennies à Pornic où elle a un atelier. Son approche et son regard sont un peu particulier dans cette forme d’expression qui ne laisse pas de place à l’à peu près.

Rencontre

« Je fais du croquis de nu depuis une dizaine d’années qui complète mon travail de sculpture ».
Des sculptures en terre cuite, certes, mais pourquoi uniquement du genre féminin ? « C’est le modèle vivant, l’expression intime du corps dans l’espace et le mouvement. Pas d’homme dans mes sculptures, car, il y a une intimité que je reconnais plus dans la femme d’où cette préférence pour le nu féminin ».
« Je ne travaille pas dans l’imaginaire, il y a quelque chose qui s’installe entre moi et le modèle qui pose. C’est un état, je sculpte cette rencontre avec mon ressenti, l’état du nu féminin est un langage ».
« Je définis avec la terre une réalisation en volume de l’intérieur vers l’extérieur, l’approche par la peinture se fait plus par le dessin, alors que pour la terre, la forme vient en dernier ».

Georgeta Cordier expose dans divers lieux de la côte cet été, mais aussi en Normandie, à Paris et à Bruxelles.

Sa biographie (extraite de son site) :

Georgeta Cordier ou Jimmie Stan est née à la fin des années 1950 en Roumanie. Elle commence le dessin très jeune, réalisant des scènes de vie « bohème » idéalistes.
Puis c’est par la photographie en noir et blanc qu’elle essaie d’exprimer sa vision du monde.
à l’âge de se réaliser professionnellement, elle se rend compte qu’il y a peu d’issues pour elle sous la dictature. Souhaitant suivre des études de beaux-arts et de cinéma, elle se trouve refoulée en raison de quotas sociaux imposés par le régime.

Elle projette de quitter son pays, seule solution pour poursuivre des études et se réaliser comme un artiste. Sa demande d’émigration lui étant refusée, elle entame une grève de la faim. Le pouvoir finit par céder et Georgeta Stan gagne New-York.

Elle peut enfin suivre des études de cinéma, pendant lesquelles elle organise parallèlement des expositions et « installations » avec divers artistes – peintres, sculpteurs, photographes… Georgeta, surnommé « Jimmie » en raison de sa passion pour les westerns, travaillera comme monteuse de films et de vidéos, et réalisera des courts-métrages personnels qui concourront dans des festivals. La facture de ses films s’attache au travail de l’image plus qu’à la narration, ce qui les classe dans un genre plutôt « expérimental ».

Elle gagne la France en 1989, où elle abordera la peinture à l’huile en 1998. Elle travaille seule et au sein d’un atelier de l’école des Beaux-Arts de Rouen. Ses œuvres sont signées « JS » comme « Jimmie Stan ».
On retiendra aussi dans cette exposition les toiles de Jean-Pierre Vaudeleau et l’excellent travail de Philippe Meslin dans une très belle interprétation du mont Saint-Michel.

Pratique :
Espace des Roches, à côté de la mairie, ouvert tous les jours jusqu’au 5 août de 10 h 00 à 12 h 30 et de 15 h 00 à 18 h 30, entrée libre.
http://www.georgeta-cordier.com
Contact : 06 74 71 65 96 (association Brévi’art)
 

Auteur : JRC | 09/07/2012 | 0 commentaire
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