Saint Brévin Infos

Indigestion sociale

Les salariés de l’EPMS de Saint-Brevin demandent l’ouverture d’une enquête sur les problèmes de fonctionnement administratif de la structure.

Les 535 salariés et 180 emplois contractuels à ce jour, de l’Établissement Public Médico Social semblent souffrir d’une réelle incompréhension de la part de la direction.
La pression a monté d’un cran depuis les précédents débrayages et manifestation d’hostilités de mai et juin dernier (voir sur www.saintbrevin-infos.fr).
Cette fois, c’est la gestion du directeur général arrivé en 2009, Patrick Cornu qui est directement visée. Selon les représentants du personnel et des syndicats « C’est l’origine du mal-être et du malaise ambiant ».
Une assemblée générale en amont d’un nouveau débrayage, mercredi 26 octobre, a permis de faire le point sur les actions envisagées, au même moment de la tenue d’un conseil d’administration.
« Évidemment », souligne Yann Le Fol (Délégué FO) : « Ils ont décidé de placer ce CA pendant les vacances scolaires, sachant que la mobilisation serait moins importante. C’est pareil, pour l’horaire choisi (15 h 30) les salariés du matin ont débauché depuis 15 heures et ceux de l’après-midi sont d’astreinte pour la plupart ».
Il n’empêche qu’une soixantaine de personnes ont assisté à l’assemblée générale. C’est à la fois peu et beaucoup ; dans la salle, on précise : « Les contractuels sont avec nous, mais, ils craignent pour leur emploi ».

Une pétition de 250 signatures

Christine Chauvel (déléguée FO) prend la parole pour rappeler : « le malaise social persistant ». Elle dénonce les non-réponses diligentées auprès de l’ARS (Agence Régionale de Santé) et réclame que cette demande d’enquête soit validée par le Conseil d’Administration. « Il faut clarifier la situation, il y a des répercussions sur le personnel, même, sur les cadres avec le mode de management de la direction ».
C’est donc plus d’un tiers du personnel qui est d’accord avec les actions menées, signe d’un réel problème. « Il y a une vraie souffrance au travail » assène Christine Chauvel « Le climat s’est dégradé à toute vitesse avec l’arrivée du nouveau directeur ». Sont montrés du doigt, la réorganisation du travail, les feuilles de congés, les plannings et le règlement intérieur. En ce qui concerne la gestion des activités éducatives « On chipote, alors que le budget de l’établissement est de 35 millions d’euros ».
« Le directeur nous a même menacés de porter plainte pour avoir été attaqué dans son honneur et sa dignité ». « Qu’il porte plainte, au moins, nous pourrons enfin débattre des problèmes face à une juridiction », déclare Christine Chauvel.    
À l’ordre du jour, la menace de bloquer le Conseil d’Administration qui doit siéger pour voter, notamment, des budgets.
Dans une tension palpable, les délégués du personnel y sont admis pour demander d’ajouter cette requête aux dossiers à traiter.
Un peu plus tard, Gérard Mauduit (Vice président du Conseil Général) et président du CA de l’EPMS sort de la salle pour annoncer que la demande a été délibérée d’une façon positive. Il s’engage à envoyer un courrier de relance auprès de l’ARS.
Après cette déclaration, les délégués du personnel et des syndicats estiment « l’action positive », même s’ils restent vigilants et déterminés « Reste à ce que les paroles soient suivies d’actes, nous n’attendrons pas la fin de l’année pour avoir des réponses ».

« Je soutiens la démarche d’un audit »

Nous avons joint par téléphone Patrick Cornu, il tient ces propos : « J’ai de mon côté sollicité une inspection générale auprès des Affaires Sanitaires et Sociales. Je soutiens la démarche demandée d’un audit si elle est indépendante et explore la totalité des fonctionnements de l’EPMS ». Il a déclaré également que « Des évolutions sont nécessaires sur l’organisation même de l’établissement et du travail. Il faut assurer nos missions de prise en charge des résidents qui doivent être de qualité. Il faut s’adapter et évoluer vers de nouvelles techniques, cela repose sur la qualification des agents ».
» La volonté de la direction est de recentrer le savoir faire sur les cœurs de métiers (une infirmière n’a pas à faire le ménage), cela passe par un plan de formation dans lequel sont prioritaires le développement de la promotion interne et l’acquisition de nouvelles compétences.
» Il faut que l’établissement ait les moyens d’assurer les conditions d’accueil des résidents»
Pour ce faire, Patrick Cornu nous annoncé la rénovation des structures en mauvais état comme le bâtiment « Les Rivages » en 2012 et la planification des besoins de construction pour les cinq ans à venir. Il termine par ces mots « Je comprends que tout le monde ne soit pas d’accord avec ma gestion ».

Pratique :
Mail : fo@epms-le-littoral.org

Auteur : JRC | 28/10/2011 | 0 commentaire
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