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La voix de la minorité municipale

L’opposition de gauche de la liste Ensemble pour Saint-Brevin dresse un bilan à mi-mandat, ces élus expriment leurs positions et leurs ressentis sur les grands dossiers de la commune.

« Nous sommes écartés des commissions »

Pour Éric Bouzidi : « Exercer un mandat d’élu lorsque l’on travaille comme nous, c’est très compliqué. Cela implique des difficultés pour participer à des réunions comme le comité de pilotage du PLU ou à des commissions. C’est une contrainte supplémentaire qui nous oblige à poser des jours de congés ou de RTT pour exercer notre mandat. C’est un manque de respect, pas par rapport à nous, mais aux 40 % des Brévinois qui nous ont élus ».
Et puis : « Il nous manque pour intervenir efficacement des informations techniques, puisque nous ne pouvons assister à toutes les réunions ; nous recevons des documents de synthèses deux jours avant le conseil municipal. Conseil municipal, qui pour Monsieur le Maire, n’est pas un lieu de débats, c’est une conception de la démocratie et de la gestion municipale qui n’est la nôtre. Ce n’est pas une chambre d’enregistrement de décisions ».

Le point sur les dossiers

L'urbanisme
L'urbanisme

L’endettement de la commune : « On en a pour 32 ans à rembourser. Nous  considérons que la politique d’investissements a été déraisonnée par le passé. Cela ne veut pas dire que nous sommes contre ce qui a été fait, mais l’on a manqué de réflexion sur le rythme. On a l’impression que tout a été fait à des fins électoralistes,  il y a quelques années».  Pour Yanick Lebeaupin : « À la fin du mandat de l’ancien maire (Christian Renaudineau), la Cour des comptes avait pointé du doigt la commune qui était dans le rouge, cela explique aussi qu’il n’y a plus de projets, ni d’emprunts. C’est parce que l’on ne peut pas en faire ».

Les subventions : « À une époque, la municipalité refusait tout partenariat et n’allait pas chercher de subventions, du coup, c’est les Brévinois qui payent, comme par exemple le Cinéjade ou l’étoile de Jade. Si nous avions été aux affaires, ces équipements auraient vu le jour à un rythme différent, mais, ils n’auraient impacté pas les Brévinois de la même façon ».

L’urbanisme : « On construit en privilégiant le tourisme, même si c’est essentiel, il faut trouver un juste équilibre entre les équipements dédiés au tourisme  et ceux à destination des 14 000 habitants qui vivent à l’année à Saint-Brevin, ils doivent bénéficier d’équipements utiles et pensés pour eux».

Exemple ? : « Lorsque l’on met 350 000 euros dans une piscine à la Courance (camping municipal) qui sera ouverte seulement en juillet et en août, il faudra nous prouver qu’elle est utile pour les Brévinois. Lorsqu’on regarde l’état des routes ou des trottoirs, de certaines salles de sport ou de certaines écoles, l’on pourrait se poser la question de nos priorités ».

Le PLU : « On se précipite alors que les études ne sont pas terminées ».

L’agenda 21 : « Il ne faut pas quatre ans pour enclencher la réflexion et les actions à envisager ! L’étude n’est toujours pas sortie, on va la découvrir. On est content de l’apprendre ».

Les réunions de quartiers : « Elles n’existent pas, il s’agit simplement de permanences où l’on enregistre des doléances au cas par cas. Encore une fois, si nous avions été aux affaires, il y aurait débat.

Le Brévibus : «  Bien sûr qu’il faut faciliter le transport et la mobilité de la population, ce que l’on conteste, encore une fois, c’est la méthode et la façon dont les choses se mettent en place. Par exemple, les arrêts poussent comme des champignons parque l’on est dans une logique de clientélisme. Le Brévibus roule souvent à vide.  Le service n’est pas pensé, il faut qu’il soit plus efficient et qu’il soit évalué. Il nous a coûté pas loin 1,2 million en quatre ans. En terme de gratuité, l’on préférerait que la cantine scolaire soit gratuite par les familles qui bénéficient du RAS, faut-il pouvoir en discuter ».

La politique sociale : « On est sur une politique de guichet et pas sur une politique de respect et de droit de la personne ».

Les associations : « Nous sommes opposés à cette politique au cas par cas pour des aides exceptionnels, il faut aller quémander auprès des élus. Les associations doivent être indépendantes du pouvoir politique. On est dans une logique comptable et pas de projet ».

La zone d’activités de la Guerche : « Le développement de la Guerche n’a pas permis de créer des emplois contrairement à ce qu’on dit. Puis, attention que cela ne se passe pas au détriment du centre-ville et de sa désertification. Exemple ? « Le Cinéjade, il y avait la possibilité de réhabiliter le cinéma du centre-ville avec le même potentiel en gardant une structure associative qui aurait permis d’importantes subventions (80 %) ».

L’urbanisme : « Il n’est pas réfléchi, les immeubles qui poussent à toute vitesse, comme celui a côté de l’église du XXIe siècle. On s’interroge sur les choix qui sont faits, Saint-Brevin a une qualité environnementale avec un cachet, on est encore sur des choix déraisonnés ».

Le salaire des agents municipaux : la minorité a pris fait et cause pour des employés municipaux (venus assister au dernier conseil municipal) sur le gel de leurs salaires). « Nous n’acceptons pas la position de Yannick Haury qui est d’opposer des couches de la population à d’autres. De dire, que si j’accède à votre demande, je suis obligé d’augmenter les impôts. Si on ne peut pas valoriser les indemnités des agents, c’est que l’on n’a pas su anticiper sur ce que devrait être leur régime indemnitaire. On ne peut pas faire porter sur les seuls salariés de la ville cette lacune. C’est de la responsabilité des politiques. On ne peut pas accepter qu’à Saint-Brevin que des employés fréquentent l’épicerie solidaire, il y a là une manière déraisonnée en matière de gestion du personnel. Les économies ont été faites à leurs détriments, ce n’est pas admissible ».

La médiathèque :  « Elle est gérée par une association qui fait bien son travail, notamment les bénévoles ; mais, nous contestons la méthode, une subvention de 90 000 euros sans contrôle et le fait que cette association soit fermée. Il faut être coopté pour postuler à un siège au conseil d’administration. On ne peut pas cautionner ce type de fonctionnement et puis, sa gestion devrait être municipale.
Enfin, sur les prochaines échéances municipales, « Il y a à nos yeux d’autres échéances bien plus importantes à venir, une fois qu’elles seront passées, nous verrons ».
   
Les chiffres du scrutin de 2008 : 3 678 voix pour la liste du maire Yannick Haury, élu avec 60,40% et 27 sièges ; la liste emmenée par Yanick Lebeaupin : 2 411 voix, soit 39,60% des suffrages et 6 sièges au conseil municipal.

La liste Ensemble pour Saint-Brevin : Yanick Lebeaupin, Nathalie Guégan, Jean-Luc Lebras et Éric Bouzidi (Manque sur la photo Marie-Luce Trivière et Stéphane Bertrand).


 

Auteur : JRC | 12/03/2012 | 0 commentaire
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