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Très belle soirée musicale à Saint-Brevin

Une très belle soirée musicale s’est tenue à l’Étoile de Jade de Saint-Brevin le 12 mars dernier, grâce à l’Orchestre et au chœur de l’ONPL. Dirigé par Pascal Rophé, cet ensemble au rayonnement européen se produit aussi régulièrement en Loire Atlantique, Maine et Loire et Vendée, pour le grand bonheur des nombreux mélomanes de la région. Le chœur, dirigé par Valérie Fayet, contribue grandement au succès de cet orchestre en lui permettant d’aborder un répertoire élargi aux œuvres chantées.

L’Étoile de Jade à Saint-Brevin recèle une salle aux qualités insoupçonnées : une vaste scène, une excellente acoustique et un très beau jeu de lumières ont particulièrement mis en valeur les qualités esthétiques et musicales des instruments et de leurs interprètes.

Création mondiale

Il faut du courage pour présenter en première mondiale à Saint-Brevin une œuvre de musique contemporaine, en présence de son compositeur ! Et le public a certainement été désarçonné par la création d’Éric Montabetti dont le titre :  Vaste champ temporel à vivre joyeusement invite pourtant à la joie. Mais passés les premiers moments d’incertitude à l’écoute de ces harmonies - ou disharmonies - inhabituelles, il était possible de se laisser prendre par ces sonorités nouvelles évoquant la vie et l’amour, la nature et ses manifestations, dans une approche animiste du monde, et les applaudissements ont été chaleureux.

Éric Montabetti, par ailleurs directeur artistique de l’orchestre philharmonique de Radio France, a composé ce morceau à l’intention de son épouse, pour dire « la grâce d’être vivant et capable d’amour » et l’avait jusqu’à ce jour considéré trop intime pour être joué en public.
À noter l’utilisation par le compositeur du trop rare contrebasson, superbe instrument dont le velouté grave réjouit l’oreille, ainsi que d’une harpe, l’un des plus vieux instruments du monde, très appréciée par les compositeurs de musique contemporaine !


Allègre satire
La suite du ballet Pucinella écrite par Igor Stravinski d’après une œuvre de Pergolèse pouvait ensuite apparaître plus familière et rassurante. Mais très vite, l’ambiance baroque et la bouffonnerie de ce pastiche transparaissaient dans les dissonances, les ruptures de tempo et les collages impertinents.
On retiendra particulièrement les merveilleux dialogues entre les divers instruments : flûtes-hautbois, trombones-contrebasses, le véritable petit concerto pour hautbois de la Gavotte con due variazoni, et plus généralement l’importance accordée aux instruments à vent, ainsi que le son moelleux de l’orchestre et sa virtuosité.

Un requiem doux comme moi-même
C’est ainsi que Gabriel Fauré qualifiait ce requiem écrit en 1888, remanié plusieurs fois et qui existe dans trois orchestrations différentes. La version de ce soir comportait une partie pour baryton solo, brillamment tenue par Andrew Schroeder, une partie pour soprane, interprétée avec fraîcheur par une jeune élève issue de l’École Maîtrisienne Régionale des Pays de la Loire (l’ONPL accueille trois d’entre elles qui chantent ce solo alternativement), et de nombreuses parties pour chœur qui ont permis au Chœur de l’ONPL de donner la plénitude de son talent.
Contrairement à beaucoup de requiem, celui de Fauré ne comporte pas d’effet dramatique mais privilégie l’illustration de la prière, de la pureté et du mystère, par une écriture harmonique raffinée et mélodieuse.
C’est donc à une soirée de qualité, exigeante et variée, que nous avons assisté, digne des plus belles salles urbaines. Ne manquez pas la prochaine !

Auteur : NBD | 15/03/2015 | 0 commentaire
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