Saint Brévin Infos

Vote du budget sur fond de malaise salarial

Le budget primitif 2012 de Saint-Brevin a été voté en présence de nombreux employés territoriaux venus mettre la pression à la municipalité face au gel de leurs salaires par l’État.

Un vote sans surprise

C’est sans surprise que le vote 2012 a été adopté ; il permettra à la majorité de poursuivre ses investissements (5 millions d’euros) sans avoir à recourir à l’emprunt, ni augmenter ses bases d’imposition. Reste un encours de dettes de 25 millions d’euros que la commune s’emploie à rembourser (3 millions sur 4 exercices effectués) ce qui n’est pas du goût de l’opposition : « À ce rythme-là, on en a pour 30 ans » déclare Érick Bouzidi. Il sera contré par Yannick Haury avec : «  C’est un remboursement soutenable, il a fallu beaucoup investir ».
Le budget 2012 est en augmentation, 15 millions d’euros. Sa présentation faite, permet d’affiner les projets de la majorité déjà évoqués lors du débat d’orientations budgétaires. Voir www.saintbrevin-infos.fr/conseil-municipal-debattre-avant-de-voter-23-43-76.html.
Les chiffres posés, place au débat. Évidemment, la liste d’opposition qui s’abstiendra sur le vote revient sur certains points, sur des postes budgétisés, demandant des explications sur des dossiers et sur des augmentations à ses yeux disproportionnées ou minimalistes.

Des questions

L’attribution de l’argent de l’Erika ? (650 000 euros), les charges à caractère général (frais d’énergie), les postes de publicité et de correspondance. « Il peut y avoir une stratégie de communication derrière tout ça » et le transport collectif (Plus 70 000  euros).
Toujours des remarques sur la politique de la majorité concernant les subventions aux associations : « Un choix stratégique que nous repointons encore. Les associations doivent être largement aidées, vous intervenez sur l’angle budgétaire, pas sur l’angle du projet ». Au titre de l’investissement, Érick Bouzidi estime aussi qu’un budget de 40 000 euros pour l’accessibilité aux personnes handicapés est insuffisant.


Des réponses

« Vous affirmez » répond Yannick Haury, « Alors ce qui est intéressant, ce sont les questions ». Le maire répond point par point, exemples :
- sur les accès aux personnes à mobilité réduite : « Dès que l’on touche un bâtiment ou des travaux de rénovation, on le rend accessible (mairie, poste de secours ou la base nautique) Le chiffre de 40 000 euros n’est qu’une petite partie des travaux ».
- sur le transport collectif (Le Brévibus) : « C’est un système gratuit accessible à tous, on a créé de nouvelles lignes, de nouveaux arrêts, ces projets supplémentaires impliquent des facturations supplémentaires ».
- sur les subventions aux associations « Elles augmentent d’environ 2%, mais, elles ont aussi à disposition les infrastructures de la commune, l’aide financière n’est, là aussi, qu’une partie. Les aides aux demandes ponctuelles ne sont pas financées avec une calculette ».
- sur des dépenses de publicité : « Il faut bien communiquer auprès de nos administrés ».
- sur l’argent de l’Erika : « D’abord, ce n’est pas un cadeau, c’est une réparation ; il servira pour des programmes dans les écoles, de la voirie et de la défense côtière ».

Le gel des salaires

Devant l’assistance nombreuse attendant des réponses (alors que des représentants du personnel ont été reçus par le maire dans la semaine précédente), Érick Bouzidi revient sur un sujet plus général : le gel des salaires des agents territoriaux. « Même, si cela n’est pas du fait qu’il y a du monde ce soir ( !) Mais, je pose la question : comment, pour une collectivité comme la nôtre, cette situation est-elle encore tenable et qu'est-ce que votre majorité imagine pour que les employés municipaux puissent continuer à vivre ? ».
Réponse de Yannick Haury : « Vous comprendrez qu’il m’est difficile d’aborder ce sujet ici. J’ai reçu des représentants et expliqué les contraintes auxquelles nous étions soumis. Je les reverrai». Il évoque les investissements de la commune, qui a dû investir pour faire face à l’augmentation de la population (3 000 habitants en 10 ans), « Cela demande des efforts importants ». Un peu impuissant, il termine avec : « J’ai été attentif à leurs demandes, les avancements de grade se font ; nous voulons que nos agents travaillent dans les meilleures conditions possibles ».
Le vote du budget primitif et des budgets annexes (campings et gîtes, centre nautique du Pointeau et complexe culturel) se déroulent alors que la plupart des employés municipaux quittent la salle du conseil sans un mot. (6 abstentions)

« Une ville modèle pour le vélo »

D’autres dossiers sont abordés, comme un certain nombre de demandes de subventions avant de lancer des démarches. Cela concerne les aménagements des abords du collège René-Guy Cadou, des travaux d’extension et de rénovation du groupe scolaire Dallet/Les pins ou de la liaison douce (Piste cyclable) entre les Pins et l’Océan.
L’opposition revient à la charge, entre autres sur ce dernier dossier pour évoquer le manque de vision globale de la commune sur les pistes cyclables, à quoi Yannick Haury rétorque : « Nous avons l’ambition de faire de Saint-Brevin une ville modèle pour le vélo, c’est l’un des objectifs du plan de circulation ».
Autre sujet sur des modifications du POS qui apporte des commentaires de Stéphane Bertrand (opposition) : « Vous vous engagez dans une course contre la montre en voulant à la fois boucler le PLU (avant le 1er juillet) et à la fois apporter des modifications au POS pour que la commission puisse programmer des travaux. Cela interroge sur votre mode de fonctionnement, ce n’est pas rationnel. On ne votera pas ». À quoi, Sylvie Gautreau, la première adjointe, répond : « Ce n’est pas parce que le PLU est en cours que le POS doit cesser de vivre. Il s’agit d’une évolution technique qui concerne des cas limités ».
Une convention avec la communauté de communes de Sud Estuaire, de nouveau, une desserte par piste cyclable sur la zone d’activités de la Guerche, 533 000 euros, prise en charge pour moitié par l’intercommunalité sera votée.
Le conseil se termine par une présentation et une validation de l’inventaire des zones humides et des cours d’eau du territoire. Celui-ci sera inclus dans le futur plan local d’urbanisme.
 

Auteur : JRC | 28/02/2012 | 0 commentaire
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